Randonnée (très) autonome au Goulot de la Tête des Chaudières

effectuée le 31 juillet 2004

Dénivelé : 1000 m – Carte IGN 3236 OT

A un peu moins d’un kilomètre à vol d’oiseau au sud-ouest du Pas de la Balme existe un couloir dénommé “Le Goulot”. Il s’agit de gradins herbeux assez raides dont j’ignorais s’ils étaient franchissables en tant que randonnée (du vertige, admettons).
Ce parcours n’est finalement pas difficile techniquement, bien qu’il faille très souvent utiliser les mains (les bâtons sont donc à éviter, surtout à la descente). Il est quand même assez engagé et nécessite une concentration soutenue ainsi qu’une observation attentive du terrain pour choisir son passage (n’escomptez pas trouver ici le moindre sentier ni le moindre cairn !). Il est surtout pas mal exposé car comme son nom l’indique, il s’agit d’un goulot qu’affectionnent particulièrement les pierres soumises à un champ de gravité.
On s’astreindra donc autant que possible à rester à droite (à l’est) en contre-haut de l’éboulis central, lequel est non seulement particulièrement instable, mais aussi très proche de la paroi ouest qui comporte de nombreuses vires à chamois, lesquels en profiteront pour nettoyer le terrain sous leurs pattes à l’approche du visiteur indésirable (expérience vécue)… De même, dans les gradins herbeux, toute pierre décidant de perdre l’équilibre n’aura pas la faculté de changer d’avis et n’aura aucune chance de s’arrêter avant cet éboulis. Il est donc indispensable d’être en permanence à l’affût du danger qui peut surgir du haut.
J’ignore si ce passage est répertorié dans quelque topo, mais il doit sans doute être connu des chasseurs du cru tant les chamois y sont présents.

Description sommaire
Départ à Chênevarie, point côté 1014 m, commune de Château-Bernard, par le sentier menant au Pas de la Balme.
Au croisement du sentier balcon qui longe toute la façade est du Vercors, le prendre à gauche sur environ 200 m, puis monter progressivement hors sentier en direction du débouché du Goulot, sans franchir l’éboulis (lequel descend jusqu’au sentier balcon).
Nous voici dans le Goulot. Il faut prendre à droite de l’éboulis de sorte qu’il soit suffisamment en contrebas. C’est peu après le début du Goulot qu’on trouvera les pas les plus techniques, mais cela reste abordable. Il faut éviter de monter tout de suite trop à droite car on se retrouve alors sous des barres rocheuses. Il s’agit de remonter ainsi le goulot jusqu’à apercevoir une pente de gradins herbeux très régulière qui remonte ensuite complètement sur la droite.
Une fois cette pente atteinte, c’est gagné. On arrive sous le sommet sur une vire qui permet de le contourner sur la droite pour rejoindre le plateau, mais puisqu’on a commencé le travail, autant le terminer en empruntant un dernier couloir qui débouche à gauche du sommet.
Si vous ne “sentez” pas la redescente, vous pouvez toujours rejoindre le Pas de la Balme en longeant la crête. Sinon, avant d’arriver au pied du Goulot, on pourra faire une variante pour le retour en trouvant sur la gauche (dans le sens de la descente) une assez longue vire herbeuse qui permet de rejoindre le sentier du Pas de la Balme au niveau des derniers lacets montant à la stèle du Mur des Sarrasins, avec cependant un passage assez aérien d’une longueur de 2 ou 3 mètres avec – vous êtes prévenus – juste la place pour les pieds (mais il existe une échappatoire que vous n’aurez pas manqué de remarquer un peu auparavant).

Pour tout renseignement, n’hésitez pas à m’écrire.







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